Ma conviction
Au IVe siècle av. J.-C., Théophraste décrivait déjà les techniques de greffage. Au Moyen Âge, les moines perfectionnaient la greffe en fente. Au XIXe siècle, Phylloxéra obligeait à greffer sur porte-greffes américains.
Puis tout s'est arrêté.
Aujourd'hui, moins de 5% des horticulteurs savent greffer un arbre. Les variétés locales disparaissent. Les porte-greffes standardisés remplacent les arbres d'autrefois. Et nous perdons un millénaire de savoir-faire.
J'aimerais inverser la tendance.
Au delà de permettre la préservation des variétés oubliées : Pommes anciennes, poires disparues, cerises régionales, la greffe permet de choisir un système racinaire qui va orienter la production de l'arbre et améliorer sa résistance. Avec des canicules de plus en plus régulières et sévères, la question de l'adaptation des arbres au changement climatique fait partie intégrale de la création de mon projet de pépinière. **Transmettre un savoir-faire** : Former une nouvelle génération de greffeurs.
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